(Actualisé avec éléments supplémentaires)
FRANCFORT, 24 septembre (Reuters) - Le président du
directoire de Volkswagen VOWG_p.DE , Herbert Diess, et le
président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch, ont
été mis en examen pour manipulation de marché dans le cadre du
scandale des émissions polluantes des moteurs diesel du
constructeur, a annoncé mardi le parquet de Brunswick.
Les deux dirigeants, ainsi que l'ancien président du
directoire Martin Winterkorn, lui aussi mis en examen, sont
accusés d'avoir volontairement tardé à tenir les investisseurs
informés des pratiques du groupe, a déclaré le parquet.
Dans ce volet du "dieselgate", la justice allemande
s'intéresse à l'aspect financier de l'affaire, qui a provoqué en
2015 une chute du cours de Volkswagen allant jusqu'à 37%.
Les derniers développements judiciaires montrent à quel
point le groupe peine à tourner la page, quatre ans après les
révélations sur ses agissements consistant à fausser les tests
d'homologation de ses véhicules, aux Etats-Unis notamment, via
des logiciels frauduleux.
Les dirigeants mis en cause "ont poursuivi une stratégie
visant à conclure un accord avec les autorités américaines sans
dévoiler toutes les informations utiles" alors même que les
marchés devaient être tenus au courant, selon le parquet.
Dans un communiqué, l'avocat de Herbert Diess a défendu son
client, qui ne pouvait, selon lui, anticiper les conséquences de
l'affaire. Il continuera à assurer comme avant ses fonctions de
président du directoire, a-t-il ajouté.
Le conseil de surveillance se réunira sans délai pour
aborder les derniers rebondissements, a fait savoir un
porte-parole de Volkswagen.
Martin Winterkorn a démissionné dans les jours suivant les
premières révélations. Il a déclaré en 2017, lors d'une audition
au Parlement, qu'il n'avait pas eu connaissance des tricheries
avant le mea culpa public du groupe.
La défense de Hans Dieter Pötsch, directeur financier de
Volkwagen quand le scandale a éclaté, a pour sa part balayé des
accusations à ses yeux infondées. "A l'été 2015, aucune
obligation d'informer les marchés ne s'est jamais imposée, même
du point de vue de la réglementation", a-t-il déclaré.
Les plaignants estiment pour leur part qu'ils auraient
revendu leur titre plus tôt, voire ne se seraient pas portés
acquéreur du tout, s'ils avaient et vent des pratiques du
constructeur.
(Ludwig Burger, Douglas Busvine et Christoph Steitz
Bertrand Boucey et Simon Carraud pour le service français, édité
par Sophie Louet)
Diesel-Les deux patrons de Volkswagen mis en examen
information fournie par Reuters 24/09/2019 à 14:07
| 87,620 EUR | XETRA | -0,52% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Images du navire touché par une épidémie mortelle d'hantavirus dans le port de Granadilla de Abona, aux îles Canaries (Espagne), où la plupart des quelque 150 personnes à bord seront évacuées et rapatriées par avion.
-
Les créateurs d'une intelligence artificielle (IA) peuvent-ils être condamnés pour le rôle qu'a joué leur IA dans un crime ou un suicide? Le procureur de Floride a ouvert la voie à l'hypothèse, jugée réaliste mais complexe par les juristes. "Si cette chose de l'autre ... Lire la suite
-
par Yousef Saba Saudi Aramco a fait état dimanche d'une hausse de 25% de son bénéfice au titre du premier trimestre, malgré les tensions entre les États-Unis et l'Iran qui entravent le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, alors que l'oléoduc est-ouest du ... Lire la suite
-
Aux Etats-Unis, le retour du sujet de l'avortement dans les mains de la Cour suprême sème confusion et peur chez de nombreuses patientes et soignants, alors que l'accès à une pilule abortive utilisée dans la majorité des IVG du pays pourrait être sévèrement restreint. ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer